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Liberté Hebdo

  • lomecite1
  • Samedi 11/11/2006
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Les journalistes sensibilisés sur le Programme National de Modernisation de la Justice


            L’Hôtel Ibis de Lomé a servi de cadre  le 31 octobre dernier à une campagne de sensibilisation et d’information sur le Programme National  de Modernisation de la Justice (PNMJ) à l’intention des médias.

            Organisée par le ministre de la Justice, cette campagne vise à contribuer au renforcement des capacités des médias en vue de faciliter leur participation à la mise en œuvre du programme de modernisation de la justice au Togo. Il ressort d’un diagnostic actuel de la justice qu’il y a des avancées notables qui sont intervenues au  Togo depuis le début des années 90 notamment, la garantie formelle de l’indépendance de la justice, les principes constitutionnelles de séparation des pouvoirs, le doublement des effectifs des magistrats, l’adhésion du Togo aux conventions internationales sur les Droits de l’Homme…

            Toutefois, l’Unité de gestion du PNMJ reconnaît que de nombreux problèmes existent.  Ces problèmes sont liés à la détérioration  du service public de la justice (restriction budgétaire, dégradation des infrastructures judiciaires…) et aux carences affectant l’ordre juridictionnel.

            Tout cela a pour conséquence, la non fiabilité du cadre juridique existant promouvant le respect des droits humains, la justice sociale, la protection des personnes et des biens, le ralentissement du développement du secteur  privé, le manque d’attrait de l’investissement des étrangers.

            « C’était dans le souci de relever ces défis constatés que la formulation d’un Programme National de Modernisation de la Justice s’est avéré plus qu’une nécessité », souligne Mme Evelyne Hohoueto, la Coordonnatrice du Programme.

            Ce Programme se décompose en  6 sous-programmes et 26 projets pour un montant de 10,5 milliards de FCFA sur 5 ans.

            Dans la mise en œuvre du PNMJ, il est demandé aux médias de s’approprier le contenu du programme, de partager les informations aux fins d’agir efficacement en temps réel, de vulgariser l’information sur le contenu à l’intention des populations.

Médard A.


Ça va se savoir : Révélation (4)


            L’investissement dans l’humain du « Pasteur » Marc hors du foyer conjugal n’avait pas du tout plu à Madame. Après l’avoir sérieusement rossé, elle amena l’affaire au conseil de discipline de l’église. Le comité de règlement de litige n’eut pas été tendre avec le « Pasteur » à la libido en chaleur. Puisque les faits étant déjà faits, il demanda à Monsieur de prendre « 22 engagements » pour normaliser sa vie sexuelle et à Madame d’accepter le fait accompli et d’aider son époux dans ces moments difficiles. Pour ce comité, c’étaient les diables qui avaient eu raison du « Pasteur » et il fallait prier pour les mettre hors d’état de nuire. Ce différend fut réglé à l’amiable puisque Notre Père « nous pardonne nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé ».

            Le « Pasteur » Jonas, quant à lui, ne s’était pas activement impliqué  dans la résolution de ce problème. N’est-ce pas qu’il était mal indiqué pour sermonner son collègue? Après avoir usurpé la fiancée d’un de ses fidèles, il en avait extrait deux enfants. Tout allait bien dans le couple. Et le « Pasteur » avait l’air heureux. Mais une autre « révélation » vint tout chambouler.

            Cette fois-ci, elle n’émanait pas de Jonas. Plutôt elle vint d’Innocentia, une fidèle de l’église. Ce n’est que tout récemment qu’elle commença à fréquenter ce « bar religieux ». Elle paraissait sérieuse. Ponctuelle et régulière à l’église. Assidue aux études bibliques. A la voir, on dirait qu’elle avait tout fait pour aller ce jour-là s’asseoir à la droite de Dieu. Mais derrière cette apparence de chrétienne exemplaire, elle avait son petit projet. En fait, elle était en quête d’un être de chair et de sang sur qui reposer ses desiderata. La trentaine dépassée, elle n’avait pas encore apprivoisé « un imbécile » malgré son corps moulant et sa beauté naturelle.

            Dans sa « révélation », Innocentia ne vit personne d’autre que Jonas. Elle rapporta que dans toute cette église c’est seulement le « Pasteur » que Dieu lui aurait choisi. A la question de savoir ce qui fut dit à propos du sort de la femme légitime, elle fit comprendre que le Créateur lui aurait dit de devenir l’épouse du « Pasteur », point. A force d’insister, le « businessman religieux » finit par céder. Il n’hésita pas à engager une procédure de divorce pour que la volonté de l’Etre Suprême soit réalisée. Il voulait se débarrasser à tout prix de la mère de ses enfants pour épouser la « moulante » Innocentia. Présentement, l’un des enfants serait souffrant et c’est ce qui retarde la procédure. Le comité de règlement de litige a de la peine à faire entendre raison au « Pasteur ». Toutes ses tentatives sont pour l’instant vaines. Jonas est pointilleux sur les « révélations » et pour lui, il faut que la « volonté de Dieu soit faite ». Mais en attendant que la procédure de divorce aille au bout, il a commencé à regarder et à fouiller « dans la fille de la révélée ». Les deux se « gnocottent » de temps en temps afin de pouvoir écarter tout mauvais esprit qui tentera de gêner l’unité sentimentale. (Fin).

Tonton Z


Sans détour : La Chine et les mendiants africains «D’ordinaire, le bienfaiteur exige plus qu’il ne donne » (Napoléon)


            Hier, c’était le sommet « France-Afrique ». La grande trouvaille entre la France et les chefs d’Etats africains. Cette structure continue d’ailleurs de faire son chemin. Avec l’invasion chinoise, il faut compter dorénavant avec le sommet « Chine-Afrique ». Le premier du genre s’est déroulé du 04 au 05 novembre dernier. Plus d’une trentaine de chefs d’Etats ont fait le déplacement de Beijing. C’était comme des mouches attirées par le miel. Ils ont vidé leur pays pour assister à cette grande messe. Bien élus, dictateurs invétérés, tripatouilleurs de constitution, putschistes, voleurs d’élections, mal gouvernants, violateurs des droits humains, chefs de guerre… ils étaient tous là. Front clignotant, sourire au coin des lèvres, ils étaient aux anges. Les Robert Mugabé qui sont depuis un certain temps coincés dans leur pays, se sont donné un peu d’air. Ne dit-on pas que ce sont ceux qui se ressemblent qui s’assemblent ?

Sur le plan des droits de l’homme, la situation est la même en Chine que dans nombre de pays africains. Au pays de Mao Zedong, la démocratie et le respect des droits humains sont un luxe. Les événements de Tienanmen sont encore vivaces dans les esprits. Les nationalistes tibétains et autres adversaires au régime ne sont-ils pas soumis à des traitements inhumains et dégradants ? Beaucoup de pays africains ne se sont-ils pas procurés de matériels de torture auprès de la Chine ? Le gouvernement chinois n’est pas trop regardant sur les droits de l’homme. Il donne, il fait des prêts sans poser de conditions de bonne gouvernance, de démocratie et du respect des droits humains. Il ne sanctionne pas ses partenaires comme le font Américains et Européens..

            Et comme certains chefs d’Etat du « Noir Continent » ne veulent plus être bousculés, ils se tournent sans vergogne vers la Chine débonnaire. L’essentiel étant de sauver son pouvoir.

            Quoi qu’on dise, les Africains sont d’éternels mendiants. Des gueux qui traînent leur bosse à chaque rencontre internationale. Au lieu de prendre exemple sur la Chine en accomplissant d’importantes transformations économiques et sociales, nos gouvernants préfèrent vendanger les ressources dont la nature a gratifié le continent. L’Africain c’est comme ce malheureux qui a faim, et bien qu’ayant une baguette de pain dans la main, continue de pleurer parce que ne sachant pas ce qu’il fallait en faire. Sinon comment comprendre qu’un continent qui regorge autant de ressources dans son sous-sol, puisse être toujours à la traîne ? Que fait-on des 60 % d’Uranium, de Manganèse, de Bauxite ? De plus de 90 % de diamant ? Des 50 % d’or ? Des nombreuses réserves de pétrole et du gaz naturel ? Des produits comme le café, le cacao, le coton… ? Des centaines de kilomètres de forêts ? De nombreux cours d’eau ? Du soleil ? De la pluie ? Rien.

            Le président en exercice de l’UA, l’ancien chef de guerre congolais, Dénis Sassou N’Guesso, devrait en avoir honte quand il saluait samedi les prouesses économiques de la Chine. Ce pays pourrait-il en arriver là si ses dirigeants débloquaient 10 milliards de F CFA pour ériger un mausolée en mémoire du colon « Savoir-ignare » de Brazza ?

R. Kédjagni

 


   Politique togolaise :  Des Réseaux Françafricains  en campagne pour discréditer l’UFC


            La formation du gouvernement d’union nationale proposée lors du Dialogue togolo-togolais était censée compléter les insuffisances de l’Accord Politique Global (APG). Un gouvernement regroupant toutes les sensibilités et qui, de façon consensuelle, étudiera les propositions de révision constitutionnelle et mettra en œuvre les décisions de l’APG. Mais ce vœu n’est pas traduit dans les faits puisque l’une des parties prenantes au Dialogue national est tactiquement écartée du processus. L’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio qui s’est sentie flouée suite à la nomination de Me Agboyibo au poste de Premier ministre, aurait pu participer au gouvernement si le consensus avait été cherché lors de sa formation. A preuve, son leader a commencé à bémoliser ses propos en disant qu’« en politique, on ne dit jamais non ». Au lieu de respecter l’esprit de l’Accord, le pouvoir a, comme à son habitude, préféré débaucher des militants de ce parti. Ce qui a exacerbé la crise. Les tentatives du médiateur se sont révélées, pour l’instant, vaines.

            C’est une situation savamment créée par le RPT et ses soutiens françafricains pour opposer au maximum les partis de l’opposition et par ricochet mettre en minorité l’UFC. Déjà, il y a une campagne tous azimuts de ces réseaux françafricains pour déconsidérer le parti de Gilchrist Olympio aux yeux de l’opinion tant nationale que internationale. Selon certaines indiscrétions, des personnalités françaises raconteraient à leurs interlocuteurs qui passent dans leur chancellerie, y compris le ministre des Affaires Etrangères à Paris, que l’UFC n’obtiendrait même pas cinq sièges aux prochaines législatives. On soutient que ce parti serait vomi par les Togolais et que son glas allait sonner bientôt. La raison avancée serait sa non participation au Gouvernement d’union nationale tant souhaitée par les Togolais. Cette vue des choses n’est-elle pas trop simpliste ? Les jours à venir nous édifieront.

            En réalité, à force de l’exclure, ce parti est en train d’être perçu comme la seule force de changement au Togo. Beaucoup de Togolais ont déploré le fait que le poste du président de la CENI n’ait pas échu à l’UFC et que ce soit un représentant du gouvernement, un militant du RPT qui a participé aux mascarades électorales de 2002, 2003 et 2005, qui dirige cette institution. Parmi les trois partis de l’opposition, seule l’UFC s’est opposée à ce choix et cela a été consigné dans le procès verbal. Quant au CAR et à la CDPA, ils s’en sont accommodés. « Il est clair que tout est mis en œuvre pour isoler l’UFC de toute structure où elle peut faire entendre sa voix. Cela pourra se retourner contre les tenants de cette ligne, en laissant libre cours à l’UFC et lui donner ainsi plus de temps et de liberté pour se rapprocher des populations. Les agissements du pouvoir ne font que renforcer l’estime du parti au sein de l’opinion », a déclaré un observateur de la vie politique togolaise. A cette allure, l’UFC risque, comme en 1958, de rafler les voix pour peu que les élections soient crédibles et transparentes, et qu’elles voient la participation d’observateurs sérieux.


Vers une répétition de l’histoire


            En effet, après la 2ème Guerre Mondiale, le Togo était placé sous tutelle de l’ONU et la vie politique ante-indépendance était animée par les Nationalistes ( CUT, JUVENTO…) d’une part, et les Progressistes ( PTP, UCPN…) d’autre part. Par des fraudes bien fignolées, les Progressistes soutenus par le pouvoir colonial français ont facilement remporté plusieurs élections organisées à l’époque. Le Suisse Gilles Labarthe l’a décrit dans son ouvrage « Le Togo, de l’esclavage au libéralisme mafieux » : « … Paris soutient alors le très arrangeant Nicolas Grunitzky et son Parti togolais du progrès (PTP), pour assurer la continuité de la domination française. Elle met en œuvre plusieurs stratagèmes (dont des simulacres d’élections) pour retarder l’accès effectif à l’indépendance. Le Togo devient certes une « république autonome » le 24 août 1956, mais avec un statut bâtard : le Premier ministre est désigné par le commissaire de la France… ». C’était donc sous la houlette du gouvernement Grunitzky que les élections du 27 avril 1958 ont dû être organisées. Les Nationalistes ont exigé la supervision et le contrôle de tout le processus par l’ONU. Comptant sur l’opacité des opérations électorales, le pouvoir colonial faisait circuler les informations selon lesquelles les Nationalistes allaient être laminés. Dans certaines circonstances, des prévisions ont été faites. On soutenait que les Nationalistes auraient de la peine à obtenir 5 % des voix.

            Malgré les irrégularités et entraves au bon fonctionnement du vote orchestrées par le pouvoir colonial, les Nationalistes ont raflé pratiquement tous les sièges. Tous leurs détracteurs ont déchanté. Sur 46 sièges, les Nationalistes ont remporté 29 contre 3 pour le PTP, 10 pour l’UCPN et 4 pour les Indépendants. « Avec tous les renseignements que je possédais concernant les fraudes électorales, je pensais que nous aurions remporté 20 sièges, 21 tout au plus », déclarait Sylvanus Olympio au journal « The Reporter » du 10 juillet 1958 ( Confer « Si le Togo m’était conté… » de Têtêvi Godwin Tété Adjalogo). Robert Cornevin, lui, dira dans son ouvrage « Le Togo nation-pilote » : « C’est une victoire pour le CUT et pour la JUVENTO. C’est surtout la victoire de Sylvanus Olympio ». Et Gilles Labarthe de compléter : « Des élections décisives ont enfin lieu en 1958, le Comité de l’unité togolaise remporte une écrasante victoire, et Sylvanus Olympio, dirigeant du mouvement indépendantiste, est élu Premier ministre de la République. Pour Paris, ce triomphe du CUT était une très mauvaise nouvelle. A nouveau, la France était bousculée outre-mer, et cette fois par les urnes ».

La même situation risque de se reproduire avec l’UFC de Gilchrist Olympio. A force de l’isoler et de le minimiser, le pouvoir pourrait être désagréablement surpris si les prochaines législatives venaient à être organisées dans la transparence et supervisées par des observateurs crédibles.                              

                                  

                                               Zeus A.


L’opposition sans réel pouvoir au Gouvernement


            Par ses représentants à la Commission Electorale Nationale Indépendante et au Comité de Suivi, le Gouvernement d’Union Nationale semble  compromettre la crédibilité des élections législatives anticipées programmées pour le 24 juin 2007 prochain et entraver l’heureux aboutissement de l’Accord Politique Global signé le 20 août 2006 par toutes les parties prenantes au dialogue intertogolais.

            Comme le recommande l’Accord Politique Global, toutes les parties prenantes au dialogue y compris le Gouvernement doivent être représentées à la CENI. Les Togolais ont pensé que le Gouvernement allait tenir compte de l’équilibre des forces dans le choix de ses représentants. Mais hélas ! Le Gouvernement d’Union Nationale a porté son choix sur les sieurs Tozim Potopèrè et Taffa Tabiou, tous deux sympathisants du RPT. M. Tozim Potopèrè est reconnu pour sa fidélité au RPT et son excellence dans le traficotage des listes électorales. Il aurait pris une part active dans l’organisation des élections présidentielles frauduleuses de 2003 et de 2005. M. Taffa Tabiou, membre fondateur de la CFN de Me Joseph Kokou Koffigoh au début, a, aujourd’hui, déposé arme et bagage au RPT et roule pour ce parti.

            Normalement, bien qu’il s’agisse d’un Gouvernement d’Union Nationale, ceux qui ont en charge le choix des représentants doivent tenir compte des partis de provenance des candidats. Le Gouvernement étant composé d’une part des membres de la mouvance présidentielle et d’autre part des membres des partis de l’opposition, le bon sens recommande qu’un candidat soit du RPT et l’autre de l’opposition. Cela donnerait plus de crédibilité aux représentants du Gouvernement. Si le choix de Potopèrè est considéré aujourd’hui comme « un diktat du RPT qui chercherait à organiser une fois encore des élections frauduleuses »,  la faute est imputable au Gouvernement de Me Yawovi Agboyibo. De plus, le Conseil des ministres du lundi 30  octobre 2006 a fait du ministre de la Coopération et du NEPAD, Gilbert Bawara, le représentant du Gouvernement au Comité de Suivi de l’Accord Politique Global et de Mme Lydia Adanlété, sa Suppléante. Le ministre Gilbert Bawara n’est plus à présenter et nul n’ignore son attachement au RPT. Sa suppléante Mme Lydia Adanlété, bien qu’elle soit connue au sein de la CDPA, n’est pas également une personnalité  sûre. Selon certaines indiscrétions, elle aurait été proposée par le RPT lors de la formation du Gouvernement. Somme toute, seuls les membres et proches du RPT représentent le Gouvernement dans les différentes structures devant accompagner le processus d’application des points contenus dans l’Accord Politique Global. Quel sort réserve-t-on donc aux membres de l’opposition ? Le CAR et la CDPA qui représentent aujourd’hui les vrais partis de l’opposition présents dans le Gouvernement d’Union Nationale doivent prendre leurs responsabilités. Ils doivent mettre tout en œuvre pour rassurer le peuple qui, aujourd’hui, place tout son espoir en eux et à travers l’organisation pour une première fois des élections législatives  transparentes au Togo.

 GLAKPE Koffi


Préfecture de Blitta : Les populations mécontentes du silence de leurs députés


            A l’approche des élections législatives, les populations de la préfecture de Blitta s’interrogent sur le sort qui leur sera réservé. Les candidats leur sont souvent imposés sans autre forme de procès. Et souvent, les candidats ne sont pas issus des autochtones que sont les Agnangan, Adélé, et Kpessi mais des Kabyè qui ont immigré. On susurre que lorsque Faure Gnassingbé allait être candidat dans l’une des circonscriptions de la préfecture, il aurait été proposé par un baron qui avait perdu sa couronne suite au décès du Général Président. Voici ce qu’aurait déclaré ce baron le jour de la présentation de Gnassingbé fils à son électorat : « Son père vous a oubliés. Pour ses excuses, il vous envoie son fils. Collaborez avec lui et tous les problèmes vont être réglés ». Néanmoins, quelqu’un avait eu le courage ce jour-là et avait posé la question suivante : « Nous ne connaissons pas Faure. Il n’est pas né dans notre préfecture. Comment il peut connaître nos problèmes ? ». Et la réponse du baron était la même : « C’est son père qui vous l’a envoyé. Il va connaître vos problèmes et il va vous trouver des solutions ».

            Pour les élections, ce sont certains fils militaires du milieu qui l’auraient aidé dans sa campagne. « Depuis qu’il a été élu, nous ne l’avons plus vu dans notre préfecture. Il ne nous a rien fait ; même pas une école. Quand il est devenu président, aucun autochtone de Blitta n’a été nommé ministre alors que certaines préfectures en comptent jusqu’à deux ou trois », nous a confié un étudiant originaire de la préfecture.

            Actuellement, à Blitta, la tension est perceptible depuis que la nouvelle de la candidature de certaines personnalités proches du RPT non originaires de la région est tombée. Pour les populations, les temps ont changé et tous les candidats doivent être originaires et vivant dans le milieu.

            Nous vous proposerons dans notre prochain numéro un entretien avec un fils du milieu pour vous permettre de vous faire une idée de ce qui se passe réellement dans cette préfecture considérée à tort comme un « no man’s land ».

Ekoué Pierre


Tournée du ministre de la Défense : Que cache l’opération de charme de Kpatcha envers les anciens combattants ?


            Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Kpatcha Gnassingbé a entrepris la semaine dernière une tournée de prise de contact avec ses administrés. Cette tournée qui a commencé à Lomé s’est poursuivie à Tsévié, Atakpamé, Sokodé, Kara, Dapaong où le fils du père a prêté « une oreille attentive aux doléances » des anciens combattants et militaires et leur a « prodigué d’utiles conseils ». Ceux-ci, tout naturellement, ont témoigné leur «indéfectible attachement » et exprimé leur reconnaissance au N° 2 du régime.

            Evidemment, cet évènement qui n’en est pas un, fait le chou gras de certains journaux qui en font de gros titres à leur une.      C’est purement du « bitos ».                  La question que se posent bon nombre de Togolais, est ce qui se cache derrière cette sortie du ministre de la Défense. M. Kpatcha Gnassingbé avait occupé le même poste dans l’équipe de Kodjo mais ne s’est pour autant pas préoccupé du sort de cette armée de réserve. Pourquoi ce subit intérêt à quelques mois des élections législatives et surtout après l’annonce de la date de ces échéances par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ? Pour beaucoup d’observateurs, cette sortie n’est pas fortuite et a des visées électoralistes. On pense que le « Libéro » n’a effectué qu’une opération de charme dont l’objectif principal serait de rallier de potentiels électeurs à sa cause pour les législatives en vue. Déjà, certaines indiscrétions font état de ce que le ministre pourrait se présenter dans la 2e circonscription électorale de Blitta. Il est dès lors nécessaire de faire croire à une frange des populations qu’on prend en compte leurs préoccupations afin d’attirer leur sympathie.

            Par ailleurs, les Togolais n’ont pas apprécié certains des propos du ministre de la Défense tenus le 28 octobre dernier à l’Ecole Primaire Publique du Camp Gnassingbé Eyadèma. S’adressant aux militaires, M. Kpatcha a salué le courage et le patriotisme dont ils ont fait preuve lors de la disparition de son père.

            « Vous êtes restés unis et solidaires derrière vos frères d’armes, ce qui a permis de sauver le pays », leur a-t-il dit. Tout le monde a en mémoire le rôle macabre qu’a joué l’armée le 5 février 2005 et tout Togolais qui aime son pays ne peut se réjouir des actes posés par les forces de sécurité.

            Que peut-on comprendre des propos du ministre de la Défense ? M. Kpatcha s’est moqué de la mémoire des centaines de Togolais tués. Pour lui, l’armée a fait  l’essentiel en instaurant une monarchie au Togo. Sans les FAT, serait-il là où il est aujourd’hui ? Certainement pas. Très reconnaissant, le ministre de la Défense les remercie d’avoir fait allégeance au clan pour porter Faure au pouvoir.                        

                        M.A.


Dénonciation des anomalies dans l’application de l’Accord : Gilchrist saisit le facilitateur et le Commissaire Louis Michel Des émissaires du parti envoyés aux Nations-Unies


            Des informations dignes de foi indiquent que le Président National de l’UFC, Gilchrist Olympio,  aurait saisi le facilitateur Blaise Compaoré et le Commissaire au Développement et à l’Action Humanitaire de l’Union Européenne, Louis Michel, pour les interpeller sur les anomalies constatées dans la mise en œuvre de l’APG. L’objectif est d’attirer l’attention de ces institutions directement impliquées dans l’organisation des élections et l’intérêt que celles-ci représentent pour le peuple togolais tout entier.

            Dans ces deux correspondances, l’UFC aurait dénoncé les manœuvres qui ont précédé la fixation de la date des prochaines législatives ainsi que la propension du pouvoir à faire traîner la requête de financement du processus par l’Union Européenne. Le parti de Gilchrist Olympio souhaite un recensement électoral devant déboucher sur la confection d’un fichier électoral propre et crédible, à l’image de ce qui a été fait en République Démocratique du Congo.

            En outre, des délégations du parti sont envoyées à Bruxelles et au siège des Nations Unies à New-York auprès de l’organisme spécialisé dans le développement (PNUD). Tout ceci pour éviter qu’on dise au dernier moment aux Togolais que le temps est trop court pour financer et accompagner le processus électoral. Pour un diplomate en poste au Togo, il faut envoyer la requête à temps pour bénéficier du financement des institutions comme l’UE, le PNUD… « Il faut que d’ici au 15 novembre, le Togo envoie la requête. Dans le cas contraire, il faut que l’Union Européenne qui exige l’organisation d’élections législatives crédibles et transparentes avant toute reprise de coopération, la réclame aux autorités togolaises. En tout état de cause, les procédures au sein de ces  institutions sont très longues et peuvent atteindre parfois sept à huit mois », a-t-il indiqué avant de faire remarquer que « c’est un défi pour le peuple togolais qui doit réussir cette fois-ci l’organisation de bonnes élections ».

            Et pour Victor Komlan Alipui du GRAD, « il serait indécent que  les Togolais connaissent encore des élections mal organisées… ». Il faut éviter que les scénarios de 1998, 2003 et surtout de 2005 se répètent.

E.Y.


Dosseh-Anyron ou la campagne folklorique


            Depuis que le «NID » en tant que parti politique est né, son président ne se donne plus de repos. Sensibilisation à Tindjassi, campagne électorale déguisée à Anyronkopé... l’homme ne se donne aucun répit, ne lésine pas sur les moyens. Presque chaque week-end, le « NID » est en campagne de sensibilisation. On dirait une  course à la conquête de l’espace vital comme la colonisation  européenne de l’Afrique à la fin du 19ème siècle. Dosseh-Anyron  ne laisse aucune place où la main ne passe et repasse. C’est de bonne guerre. Les « particules » doivent se lever très tôt avant que les grosses pointures n’entrent dans la danse.

            Il fallait voir l’homme samedi dernier à Nukafu à Lomé. Au cours de son allocution, il était super sérieux. « Nous sommes les enfants d’un même pays et nous devons nous aimer et proscrire la division, la haine et le régionalisme », lança-t-il à la « foule » « densément clairsemée », formée de quelques hommes et femmes qui ressemblent fort bien  à des passants oisifs qu’on aurait hélés au coin de rue pour les habiller en version le « NID ». « Nous devons proscrire le régionalisme » a-t-il dit ? Pourtant c’est ce qu’il prône lui-même. La charte des partis politiques signifie que tout parti doit être représentatif  de l’ensemble des sensibilités régionales. Monsieur Dosseh-Anyron peut-il nous dire combien d’originaires de la  région centrale, de la Kara et des Savanes sont dans le bureau politique de son « NID » ? Quelqu’un qui ne s’est entouré que d’originaires de sa propre région (Maritime) et des Plateaux peut-il prétendre donner pareille leçon ? Passons.

            Dosseh-Anyron était tout de même dans ses états ce samedi à Nukafu. Au  son d’un « Akpèssè » circonstanciel, le président était fondu dans la masse, exécutant des pas de danse magistraux, dignes d’un président…..

 L.H


La 1ère réunion du Comité de Suivi prévue à Ouaga le 13 novembre


Enfin! Le Comité de Suivi tant attendu par les Togolais vient d’être mis sur pied et démarrera ses activités le 13 novembre prochain à Ouagadougou.

L’Accord Politique Global signé le 20 août 2006 par toutes les parties qui ont pris part au dialogue intertogolais recommande en son point 5.2, la mise sur pied d’un Comité de Suivi qui se chargera de régler les différends entre les protagonistes de la crise togolaise lors du processus d’application dudit accord. C’est dans cette perspective que le facilitateur a envoyé une note le 20 octobre 2006 aux différents acteurs, les invitant à désigner le représentant de leur organisation au Comité de Suivi. Ce que toutes les parties ont fait. Ainsi, pour le démarrage effectif des activités de ce Comité, le président du Faso, facilitateur du dialogue intertogolais, Blaise Compaoré convie tous les membres de cet organe à une première rencontre le 13 novembre prochain à Ouagadougou. L’ordre du jour inscrit au programme de cette rencontre portera essentiellement sur les questions relatives à l’organisation et au fonctionnement du Comité.

L.H.


Libertinage : Les actes de l’« Assemblée mouton » inquiètent


            Pour corriger l’avitaminose de démocratie qui gangrène le Togo et l’engager sur la voie du progrès, l’Union Européenne a demandé au gouvernement d’ouvrir un dialogue avec son opposition. Après plusieurs hésitations, le dialogue a été ouvert d’abord « au Lomé » avant d’être continué à Ouagadougou. Ce tralala a accouché un Accord « grammatical » global qui dit au point 3-2 : « Les Parties prenantes au Dialogue National, engagent le Gouvernement à étudier les propositions de révision constitutionnelle, notamment : le régime politique, la nomination et les prérogatives du Premier ministre, les conditions d’éligibilité du Président de la République, la durée et la limitation du mandat présidentiel, l’institution d’un Sénat, la réforme de la Cour Constitutionnelle. Le Gouvernement prendra en charge ces propositions pour la prochaine législature ». La réforme de cette Cour Constitutionnelle est même contenue dans les 22 engagements.

            Bien que toutes ces mesures soient prévues dans l’Accord, le « plus chanceux des Togolais » et ses « dépités » continuent de poser des actes qui inquiètent plus d’un Togolais. C’est comme s’ils veulent brouiller les pistes avant les réformes exigées par l’Accord. Ne faut-il pas attendre d’abord la réforme proprement dite avant d’étudier l’indemnité et les avantages liés à la fonction de membre de la Cour constitutionnelle ? Pourquoi cette précipitation, messieurs les « dépités » de l’« Assemblée mouton » ? Lors du charcutage constitutionnel du 31 décembre 2002 initié par « l’ancien président par intérim en exil», le nombre des juges de la Cour a été porté de 7 à 9. Ce qui veut dire que ces dispositions peuvent être retouchées lors des prochaines réformes. Et c’est la raison pour laquelle l’acte posé le jeudi 02 novembre dernier apparaît comme une tentative de sabotage de l’Accord. L’ancien formateur des muscles (instructeur d’éducation physique et sportive) était heureux que ces dispositions soient prises et avait dans la foulée lancé « un appel en vue d’une réflexion sur les avantages » des anciens PM, les présidents de l’Assemblée, les « dépités »… N’est-ce pas qu’il en profitera lui aussi ? Ou bien est-ce dans cette logique qu’ils ont commencé avec la bande à Atsu Koffi Amégah qui ne dit jamais le droit ?

 


Le politologue Richardson von Attipoé


            Il y a certains Togolais qui ont « penché le cœur » (sont fâchés) après la signature de l’Accord quoi ! Le « gouffrement » kilométrique de Me Agboyibo, un record sur la terre des grands-parents de nos aïeux, a ressuscité certains qui se sont entre-temps évaporés sur la « surface » politique togolaise. On était heureux de ne plus le revoir sur les écrans. Mais depuis qu’il est revenu aux affaires, l’ancien « John Wayne » de Baguida a recouvré la voix et commencé à faire son habituel boucan. Au lieu de s’atteler à résoudre les problèmes qui minent le sport togolais, il passe le clair de son temps dans les ébats politiques. Le samedi 28 octobre dernier, il était à Nyékonakpoè dans le cadre d’une causerie-débat organisée par un truc de « bitosards » dénommé Génération des Ennemis, pardon des Amis de « Faure-vi Vodoua ». Là, il a montré qu’il n’est pas seulement un agitateur bouillant mais un politologue qui a étudié les Sciences Po sur le terrain à Baguida, Avépozo et Kpogan lors de la présidentielle d’avril 2005.

            Au cours de cette rencontre de Nyékonakpoè, le néo-politologue a dressé le profil du député de la 4ème législature : « Le député de la 4ème République doit être un homme transparent ; la vérité doit être sa meilleure amie. Il doit être humble et tolérant, disposé au dialogue…le député doit connaître les rouages de l’administration et être qualifié à effectuer des démarches auprès d’elle avec succès ». Pour lui, les candidats aux prochaines législatives doivent avoir ces qualités. Quand un malade « politico-théologo-métaphysico-mental » a attendu ça, il a ri « kaka » et a conclu que le type n’est pas sérieux. Si on se réfère à ces qualités énumérées, il est lui-même out puisqu’on annonce qu’il sera candidat dans l’une des circonscriptions de Lomé. Un « homme transparent », il l’est rarement. Son passage à la tête de la SNI est encore vivace dans les esprits. Quand il parle de l’humilité et de la tolérance, remplit-il lui-même ces qualités ? Ne sera-t-il plus à l’origine des actes de violence qu’ont connus Baguida, Avépozo et Kpogan en bourrant les urnes et consorts ? A-t-il déjà présenté publiquement ses excuses aux populations de ces trois quartiers pour tout le tort qu’il leur avait causé ? 

 


Ahoomey-Zunu pour les députés, Gilbert pour les écrans


            Le mardi 31 octobre dernier, les « dépités » de l’« Assemblée mouton » ont encore levé le doigt pour faire « Pour » à un projet de loi portant création d’un Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ). Cette séance était dirigée par « le plus chanceux des Togolais » Abass Bon-faux en présence de Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu, ministre de l’Administration territoriale, Spécialiste du mot « manichéen » à la CPPutain, et de Gilbert Atsu, Secrétaire d’Etat chargé du recul, pardon de la promotion des Jeunes, Président de la Nouvelle « Déception » Populaire. On dit qu’avec ce fonds, ce sera l’Eldorado pour les jeunes. Il vise « à garantir des initiatives de création d’emplois et d’activités génératrices de revenus en servant d’aval auprès des institutions bancaires de la place... ». Au cours de cette rencontre, les « dépités » ont posé des questions « faciles » aux initiateurs de ce projet. Mais au lieu que le Secrétaire d’Etat réponde aux questions, c’est plutôt le militant de la CPPutain qui s’y est prêté. C’est lui qui a parlementé beaucoup, histoire d’épargner à son collègue le supplice verbal. Le « contenu » de ce projet-là, hum, cela aurait pu être « eine Katastrophe » si c’est lui... . Ce n’est qu’après l’adoption de ce projet, qu’il s’est exprimé dans un Français musclé au micro de nos « con-frères » audio-visuels. Le ton était fort et faisait vibrer les micros. On dirait un « mon pays ».

 


Ils savent le faire


L’Assemblée Générale de la LTDH a été émaillée de plusieurs incidents qui ont vu l’intervention des forces de sécurité. Elles ont évité de justesse le pire. On aurait pu assister à des affrontements. Tellement les nerfs étaient surchauffés. Des hommes en treillis à une réunion de la LTDH ? C’est du jamais vu. Si c’était dans un passé récent, le Secrétaire Général allait pondre un communiqué coriace pour fustiger les « mon pays ». Les ambassades allaient être alertées. Mais samedi 28 octobre dernier, ce sont eux qui ont ramené l’ordre. On a même vu un policier qui a « sécurisé l’urne » pour qu’elle ne tombe pas dans les mains des « assaillants ». Il a dégagé les gens et mis ses mains sur l’urne. Lui, il ne s’est pas enfui comme l’autre. Il l’a gardée et on a fait le dépouillement sur place qui a donné la victoire à Me Ahmadou. Mais pour l’autre, on ne sait pas jusqu’aujourd’hui le sort qui fut réservé à l’urne. A-t-on fait le dépouillement ? Si oui, où et qui a gagné dans ce bureau de vote ? Les Togolais veulent savoir…

 


Tribunal de Première Instance de la TVT


Depuis que Tonton Yovodevi a été mis à la place qu’il faut, on a commencé à changer d’appréciation à propos de la chaîne mère, jadis la Très Vilaine Télévision. C’est parce que beaucoup de choses ont changé. Le générique qui précédait la «Grande Menterie» de 20 heures a été « actualisé », on a plus de ces « Nous, Jeunes Manipulés du Togo, après avoir pris conscience, déclarons que Gilchrist Olympio est un autre Ben Laden... », des émissions-débats politiques au crédit desquelles « Le Plateau de la Semaine » les dimanches à 13h 30, « Au Cœur de la Nation » les vendredis après le journal d’informations sont animées. Justement à propos de cette dernière, l’objectif, à ce qu’on sache est de recueillir l’opinion des invités sur un thème précis. Mais pour le numéro de vendredi dernier, ce n’était pas manifestement le but. L’objectif était de discréditer la Ligue des Turpitudes et Désordres Humains, pardon Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et le « con de frère » qui animait l’émission s’y était prêté à merveille. On dirait que c’est pour jouer ce rôle de sape qu’on l’a pris pour remplacer Adri Dibaba Gnassengbé, l’animateur maison de cette émission. Et les protagonistes de la crise se sont transportés « louguou louguou » (en toute ignorance) sur les plateaux de la TVT pour laver leur linge sale, crasseux et puant comme un « cadavre mort » devant les caméras « antimodernes » et les micros moyenâgeux. Le « con de frère » nous a rappelé un certain « Fifion Ribana » de « Bangos Zomoville », le joueur de mauvais rôle. On dirait un juge au Palais de l’Injustice, pardon de Justice de Lomé. «  Monsieur Clumson, reconnaissez-vous avoir été battu par Me Yacoubou au cours de l’élection ?... », « M. Apédo Amah, est-ce qu’il y a des textes qui règlementent l’intérim ?... » Me Dévotsou, en tant que Conseiller et Juriste, un scrutateur fait-il partie du bureau ?... », questionna-t-il les uns et les autres qui y ont répondu comme ils sont venus, c’est-à-dire « louguou louguou »…

 


Les trois clowns de la LTDH devant les caméras de la TVT


C’est le titre que pense donner un débile physico-chimico-biologico-mentalo-spirituel à un roman dont l’inspiration lui est venue depuis vendredi nuit vers minuit après avoir suivi l’émission spéciale Au Cœur de la LTDH, pardon de la Nation, avec pour personnages principaux Me Devotsou Koffimessa alias  « scrutateur », M. Clumson Etsri alias « Natchaba raté » M. Apedo Amah Togoata dit « Aréé l’Insultocrate ».

A propos, est-ce que les trois-là étaient dans des conditions normales de température et de pression avant de débarquer « gbi » sur les plateaux de la TVT? On dirait des « bambins épanouis » du village de « Sakpla Toké » dans « La Ghana », pardon au Ghana à côté, jouant à la saynète au réveillon de Noël. Ce qui a étonné plus d’un est cette histoire de scrutateur qui ferait partie du bureau selon Me Devotsou, Conseiller-juriste, ce qu’a démenti illico presto Me Ajavon Zeus. Nous-mêmes on a étudié en EDUSCIVIPOL au CE1B à l’EPP de Alakpaboundou qu’un scrutateur est comme un observateur. Cette histoire de «J’ai dit que si ça réussit, qu’il (Akwei Ghandi) me file le tuyau, mais pas pour partir» était aussi rigolo. Me Dévotsou veut blaguer qui? C’est pour le roi de Prusse qu’il veut connaître le tuyau? Passons.

Il y avait une histoire de véhicule qui aurait envenimé la tension entre Clumson et Apédoh-Amah. L’un voulait que la Ligue s’achète un véhicule de 9 places, l’autre voulait semble-t-il un de 5 places et les deux ne s’entendaient pas. Le problème là serait réglé depuis si nous on était à leur place. Pour couper court, il fallait acheter un de 9 + 5 : 2, de 7 places donc. Pour des histoires de pacotilles, les uns et les autres ont transporté leur animosité en public et le « Aréé » qualifiait son zopposant de « voyou »… Cette comédie nous a rappelé aussitôt un roman de Pierre Accoce et Dr Pierre Rentchnick intitulé « Ces malades qui nous gouvernent ».


« Ata kitikata » vous attend


« Un jour viendra nous quitterons la terre, un jour viendra tout le monde mourra », oui ça on le sait, « nous irons tous devant Dieu pour être jugés et chacun sera payé selon ses œuvres », chanta à un moment le vice-président sorti de la LTDH sur TVT pour se donner des airs de pieux et s’attirer la sympathie des Togolais. C’est bien essayé mais ils sont tous coupables et méritent une seule et même punition pour avoir foutu du bordel avec cette Ligue qui a été à l’avant-garde de la défense des Droits de l’Homme, qui a toujours donné de l’insomnie au clan Gnassingbé. Ils méritent une demi-centaine de fessées chacun et ce sur une seule et même fesse de la part de Dieu avec son « big stick » (gros bâton). L’un pour avoir géré la Ligue en toute opacité. Cela apparaît une accusation fondée puisque les témoignages du personnel interviewé corroborent cette thèse. L’autre protagoniste pour avoir voulu confisquer le pouvoir comme « quelqu’un » dans un pays qu’on écrit avec la lettre « T » au début et « 0 » à la fin un 05 février 2005. Il avait, au mépris des textes semé du désordre au sein de la Ligue. Et le troisième, le conseiller qui devrait dire le droit aux deux adversaires a pris fait et cause pour la forfaiture parce que «l’exilé volontaire», Akwei Ghandi ne lui aurait pas «filé le secret». Pour avoir bradé la renommée de la LTDH, « Ata kitikata » (Dieu) les attend de pied ferme. 


L’oeil du magicien : Faute d’acte de naissance, elle abandonna les études


Cette histoire peut paraître invraisemblable. Et on pourrait se demander comment est-ce possible qu’en ce 21e siècle il puisse y avoir des enfants sans acte de naissance. Mais elle est vraie et se passe à Ahépé dans le Yoto. La victime vit aujourd’hui à Agoè.

Mlle B (diminutif de son prénom), élève en fin de cycle au cours primaire a été contrainte d’abandonner les études parce que n’ayant pas d’acte de naissance. La fille en question est âgée de douze ans. Ce problème qui se pose est dû en partie à sa maman qui sortait avec deux hommes. Elle tomba enceinte. Mais de qui? Elle-même ne savait pas. Le jour où elle accoucha, elle demanda à sa mère d’aller chez l’un des deux hommes que nous appellerons ici Monsieur X prendre l’argent pour payer les frais d’hôpital. Monsieur X ne refusa pas et donna l’argent. Il déclara l’enfant donc à l’état civil en son nom. La femme, de retour à la maison apprend que c’est chez Monsieur X que sa maman est allée prendre l’argent, alors que ce n’était pas chez lui qu’elle l’avait envoyée. Mais chez l’autre, Monsieur Y.

Ne dit-on pas souvent que seule la femme peut reconnaître parmi une multitude d’hommes celui qui est l’auteur de sa grossesse ? Mais est-ce que cette femme en question sait celui qui est l’auteur de sa grossesse ?

Elle donna l’enfant à Monsieur Y qui ne fit pas l’acte de naissance à sa supposée fille.

Malheureusement, la dame mourut quand sa fille avait cinq ans. Son soi-disant père qui était devenu alcoolique négligea l’enfant et ne l’a pas mis à l’école. C’est un des oncles maternels de l’enfant qui inscrivit la fille à l’école sans acte de naissance. C’est quand elle est arrivée, cette année au Cours Moyen deuxième année (CM2) qu’elle a tous les problèmes. Car il faut à tout prix cette pièce pour aller à l’examen. L’autre homme, Monsieur X aussi n’a pas cherché à « récupérer » son enfant mais a gardé la naissance. Puisqu’il a donné son nom à l’enfant.

Les parents sont responsables de leurs enfants et ne peuvent pas pour une quelconque bêtise ou négligence, foutre en l’air leur avenir. Nombreux sont ces parents qui négligent et abandonnent leur progéniture. Aucun enfant ne demande à venir au monde et ne doit être en aucun cas privé d’éducation. Car l’enfant d’aujourd’hui est l’adulte de demain. C’est pour cela qu’il faut un comportement responsable à leur égard.

 

TORA Tana (Stagiaire)


Les nouveaux membres élus de la CNDH n’ont toujours pas prêté serment et élu leur bureau 


Parmi les engagements souscrits par le gouvernement à l’égard de l’Union Européenne qui avait suspendu sa coopération avec le Togo pour déficit démocratique et non respect des Droits de l’Homme, il y avait la réforme et la mise en place de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

Dans cette dynamique, un nouveau texte de loi a été adopté et dans la foulée, de nouveaux membres ont été élus d’abord par leurs pairs, puis par la représentation nationale et ce, depuis le mois d’août 2006.

Parce que le mandat de l’actuelle commission expirait en octobre, les choses sont allées vite, avait-on cru. Mais on s’apercevra que l’élection des nouveaux membres s’inscrivait dans une logique de flouement de la Communauté Internationale.

Et depuis que l’Accord Politique Global a été signé et un nouveau gouvernement formé, la prestation de serment des nouveaux membres élus semble rangée aux oubliettes.

Le Président de l’Assemblée Nationale qui devrait organiser la cérémonie en harmonie avec le Ministre des Droits de l’Homme et surtout celui des Relations avec les institutions de l’Etat semble oublier que la Commission Nationale des Droits de l’Homme est l’une des Institutions du pays qui inspirait la confiance, surtout depuis que les citoyens ont appris que de nouvelles individualités dont l’engagement des Droits de l’Homme est connu doivent siéger dans cette commission.

On susurre que le pouvoir en place positionnait un membre de l’équipe sortante mais est confronté à la résistance des autres membres et du personnel ainsi que des opinons nationale et internationale qui souhaitent que de nouvelles personnes puissent diriger la commission.

Cela déplaît-il au pouvoir de ne pas voir son homme présider aux destinées de la CNDH ? Nul ne saurait le dire. Mais toujours est-il que la prestation de serment des nouveaux membres de la CNDH ne peut être renvoyée aux calendes grecques. Nous en appelons à la vigilance de la Communauté Internationale, notamment l’Union Européenne pour ne pas laisser reléguer aux oubliettes la CNDH.

Pour notre part, nous invitons le Président de la République et le nouveau chef du gouvernement à tout mettre en œuvre pour que la nouvelle CNDH soit le plus tôt possible installée et devienne opérationnelle car le chantier des Droits de l’Homme est vaste et nécessite qu’on y accorde le plus grand intérêt.


La rédaction de Liberté Hebdo vous remercie de luiavoir prèté attention